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3 questions à… Julie le Cardinal, professeur à CentraleSupélec


Dans le cadre du programme transatlantique de la Fondation WIF, Julie Le Cardinala pu accompagner Manon Pilon, fondatrice de Derme&Co et mentee, dans sa démarche d’implantation en France. Elle nous en dit plus sur ce projet, porté actuellement par 5 élèves en troisième année du cursus ingénieur de CentraleSupélec.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle que joue CentraleSupélec dans ce projet transatlantique particulier ?

Après avoir fait la rencontre de Manon Pilon en février dernier à Montréal, et débuté à ses côté un mentoring par le biais de la fondation WIF, il a rapidement été question d’un projet d’implantation d’un laboratoire Derme&Co en France. Ayant l’habitude d’étudier ce type de problématique dans les différents programmes que je coordonneà CentraleSupélec, j’ai alors proposé ce projet comme un des cas d’analyse au seinde l’option génie industriel, en dernière année du cycle ingénieur de l’école.Depuis le mois de septembre, 5 élèves ingénieurs sont mobilisés sur ce projet, qui s’intitule : Etude de la faisabilité de l’implantation d’un laboratoire d’extraction de plante pour la cosmétique.

Comment se déroule le suivi de ce projet d’étude ?

C’est un projet conduit sur 6 mois, durant lesquels les élèves sont amenés à répondre à un ensemble de grandes questions permettant d’étudier la faisabilité de ce projet d’implantation et de construire, à terme, un business plan. Cela passe par une étude approfondie du marché, de la concurrence, des coûts, et autres exigences règlementaires. Grâce au programme transatlantique développé par WIF, les élèves ont pu se rendre à Montréal pour faire la connaissance de Manon Pilon et s’accorder avec elle sur les objectifs à atteindre. En mars prochain, à la fin du projet, ils auront une soutenance à travers laquelle ils présenteront l’ensemble de leurs livrables et indicateurs chiffrés. L’enjeu sera alors d’indiquer si oui ou non, au regard de ces données, le projet d’implantation est réalisable et comment.

Quelle dimension vous a particulièrement séduit dans le projet de Manon Pilon, pour accepter, in fine, de l’inclure dans votre programme d’études ?

Plusieurs aspects m’ont convaincue et décidée à faire traiter ce projet par une équipe d’étudiants de CentraleSupélec. Le premier est bien évidemment le fait qu’il soit porté par une femme entrepreneure. Grâce à la fondation WIF, nous avons l’opportunité d’accompagner des mentees dans des étapes parfois cruciales de leurs carrières, et celui-ci en fait partie. De ce fait, il constitue un cas d’usage très intéressant à mettre en œuvre dans le cadre d’un programme de formation. Je trouve également louable l’idée qu’une PME canadienne souhaite s’installer en France et favorise ainsi l’industrie française. Enfin, ce projet demande des capacités d’analyse systémique et stratégique pour proposer des éléments de décision à la chef d’entreprise. Mes élèves ont les compétences pour ce type d’étude.